Bénéfices / Pour qui

Les cours de Technique Alexander nous permettent de faire l'expérience d'une dynamique interne nécessaire à notre bon fonctionnement global et nous apprennent de façon pratique à arrêter par nous-même au quotidien ce qui l'entrave.

Généralement, après une leçon, l'élève ressent une forme de légèreté et une facilité de mouvement, une détente physique et psychique, plus de gaieté.

Sur le long terme, la Technique Alexander permet de tendre vers un équilibre postural naturel. Les espaces intervertébraux et articulaires, et l'espace pour les organes vitaux se libèrent ; les déformations posturales s'atténuent.

En parallèle à cela, cette technique apporte également :

  • une libération des tensions, une réduction des douleurs,
  • une économie d'énergie, moins de fatigue, plus de vitalité,
  • plus d'aisance dans les gestes quotidiens et spécifiques,
  • une meilleure respiration, une voix mieux placée et une meilleure diction,
  • une posture plus harmonieuse, plus de présence,
  • une meilleure réponse au stress et au trac,
  • une meilleure capacité à prendre du recul sur les événements et sur son propre discours intérieur, plus de facilité dans ses relations,
  • plus de confiance en soi, de joie et de créativité,
  • une amélioration de la performance artistique et sportive,
  • une amélioration de l'efficacité au travail et une meilleure gestion de sa vie quotidienne.

Ces bénéfices sont autant liés à l'amélioration de l'état de coordination, qu'à la pratique au quotidien du processus qui en dépend.


Cette technique est particulièrement adaptée aux personnes qui ont à gérer dans leur quotidien :

  • l'utilisation prolongée de l’ordinateur,
  • des positions statiques prolongées (assis/debout),
  • les ports de charge et les manipulations de personne,
  • les gestes répétitifs et ou nécessitant des pressions (masseur)
  • situations stressantes répétées.


Elle s'adresse également à toute personne dans une démarche de développement personnel.

Troubles et publics spécifiques


La pratique de la Technique Alexander permet d'atténuer ou de faire disparaître des problèmes spécifiques liés ou accentués par un usage de soi* inapproprié, c'est à dire, un usage où les mécanismes posturaux naturels sont entravés.

Cette technique ne se substitue pas à un diagnostic ou un soin médical pour un trouble spécifique mais peut la compléter de façon pertinente.

Le professeur ne va pas "traiter" le problème spécifique de l'élève, mais va accompagner l'élève vers une meilleure dynamique interne et vers l'intégration au quotidien du processus amenant cette amélioration.

En intégrant ce processus à sa vie quotidienne, l'élève apporte une influence bénéfique à l'usage qu'il fait de lui-même. C'est un usage plus respectueux de son fonctionnement naturel, c'est-à-dire, un usage où les mécanismes posturaux naturels fonctionnent plus librement.

C'est par ce bais que le problème spécifique, lié ou accentué par à un usage de soi inapproprié, pourra s'atténuer ou disparaître.

De cette manière, la Technique Alexander peut aider des personnes présentant :

  • des maux de dos tels que la sciatique, la lombalgie (1)
  • une cervicalgie chronique (2) (3)
  • une scoliose
  • des troubles musculo-squelettiques tels que la tendinite, le syndrome du canal carpien (4) (5) (6)
  • des troubles de l'équilibre (7)
  • des maux de tête, des migraines
  • le syndrome prémenstruel
  • du bruxisme
  • des troubles respiratoires tels que l'insuffisance respiratoire, l'asthme
  • des troubles de l'élocution tels que le bégaiement
  • des troubles de la voix tels que l'aphonie
  • de l'arthrose, des rhumatismes
  • des troubles liés à la maladie de Parkinson (11) (12) (13) (14)
  • des troubles liés à la maladie d'Alzheimer
  • de la dyspraxie
  • de la dyslexie
  • des troubles du sommeil
  • des troubles de l'attention
  • de l'anxiété
  • un trouble bipolaire, un état dépressif
  • des troubles liés à l'hypersensibilité


Elle s'adresse aussi :

  • aux personnes en convalescence ou en rééducation à la suite d'une maladie, d'un accident ou d'une opération, en complément des méthodes habituelles ;
  • aux personnes âgées pour améliorer la mobilité, l'équilibre et diminuer les risques de chutes (7) ;
  • aux femmes enceintes qui trouvent avec cette technique des outils précieux afin par exemple de prévenir des maux de dos pendant la grossesse mais aussi de faciliter l'accouchement ;
  • aux enfants dans un souci de prévention des risques liés à un usage inapproprié et afin de leur permettre de réaliser leur potentiel.


* Usage de soi : manière dont nous employons notre organisme dans toute activité, que ce soit dans des activités involontaires (respiration, digestion, etc.) ou des activités volontaires (nos mouvements, nos pensées, etc.).

Etablissements où cette technique est présente


Dans le milieu de l'enseignement

Elle s'applique aux établissements d'enseignement qui souhaitent donner un outil essentiel de développement à leurs élèves. Par exemple, l'école maternelle et primaire de Sue Merry à Londres base son enseignement sur les principes de la Technique Alexander (15) (16).

Cette technique est également rentrée dans le cadre universitaire, aux Etats-Unis, à l’université de Columbia. Un enseignement basé sur la Technique Alexander est dispensé par Theodore Dimon dans la matière "éducation psychophysique" pour des étudiants en master de psychologie en éducation (17).

Enfin, la Technique Alexander est très présente dans l'enseignement artistique. Elle donne un outil puissant pour améliorer la performance (précision du geste, présence scénique, etc.), réduire et éviter les douleurs associées aux mouvements répétitifs. Des écoles de danse, de théâtre, de cirque, de musique, de chant intègrent la Technique Alexander à leur programme de formation.

En France, elle est enseignée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP), à la Maîtrise de Radio-France à Paris, à l'École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT) à Lyon, au Conservatoire Supérieur de Musique et de Danse de Lyon (CNSMDL) dans le département danse et celui de la voix, au Centre de Formation des Enseignants de Danse et de Musique (CEFEDEM) de Normandie et dans des conservatoires de province (à Annemasse, par exemple).

A l' étranger, on peut citer le conservatoire de musique de Bruxelles, la Julliard School of Performing Arts de New York, la Royal Academy of Dramatic Arts de Londres.


Au travail

Elle s'applique également aux employeurs qui souhaitent s'orienter vers une démarche de prévention vis-à-vis de leur personnel.

Certaines entreprises ont proposé des formations en Technique Alexander à leurs employés : Du Pont Corporation, Merck Pharmaceuticals, ICI, The Guardian, BBC, Hewlett Packard, Grey Adverstising, The British Library, Victorinox, Unicible, Siemens AG, Alliance, DEVK, Chevron Texaco (4).

Des collectivités ont intégré des formations en Technique Alexander comme la Mairie de Lausanne ou la Délégation Haute Normandie. Cette dernière a proposé une formation en Technique Alexander en 2011, par l’intermédiaire du CNFPT (Centre National de la Fonction Publique Territoriale), aux enseignants artistiques, mais aussi, aux personnels pour les structures de la petite enfance afin entre autre de «porter confortablement le tout-petit ».


Dans le milieu de la santé

Elle s'applique enfin aux hôpitaux et cliniques pour ce qui concerne la rééducation ou la prise en charge de la douleur, comme en Angleterre, à l'hôpital de St. Michael à Bristol, lors d'une étude sur l'effet des leçons de Technique Alexander pour les patients du centre anti-douleur(18).

Références


Mal de Dos, voir :

(1) L'étude de 2008 sur les effets de cette technique sur des personnes présentant une lombalgie chronique (réalisée sur 600 personnes)


Cervicalgie chronique, voir :

(2) L'étude de 2015 sur les effets de cette technique sur des personnes présentant une cervicalgie chronique (réalisée sur 500 personnes) (en anglais).

(3) L'article de 2015 relatif à l'étude référencée n°2 (en français).


Troubles Musculo Squelettiques (TMS), voir :

(4) Le document de 2011 regroupant différentes études en entreprise dans le monde sur l'effet de cette technique sur les TMS.

(5) L'article sur une étude sur l'effet de cette technique sur l'action musculaire pendant l'utilisation de la souris et son potentiel de réduction des "microtraumatismes répétés" ("Repetitive Strain Injuries").

(6) Le document de 2011 traitant d'une étude sur l'effet de cette technique sur la posture de chirurgiens durant l'acte chirurgicale.


Troubles de l'équilibre, voir :

(7) L'étude de 1999 sur les effets de cette technique sur l’équilibre de "femmes âgées normales".


Troubles respiratoires, voir :

(8) L'étude de 1992 sur les effets de cette technique sur la respiration de "sujets normaux".


Arthrose, voir :

(9) L'étude de 2016 sur les effets de cette technique sur les personnes présentant de l'arthrose du genou.

(10) L'article de 2016 relatif à l'étude de 2016 sur les effets de cette technique sur les personnes présentant de l'arthrose du genou.


Maladie de Parkinson, voir :

(11) L'étude de 2002 sur les effets de cette technique sur les personnes atteintes de la maladie de Parkinson (réalisée sur 100 personnes).

(12) L'étude de 2015 sur les effets de cette technique sur les personnes atteintes de la maladie de Parkinson (réalisée sur 20 personnes).

(13) Les recommandations publiées en 2017 par NICE (National Institute for health and Care Excellence) pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson où cette technique est recommandée dans le cas de troubles de l'équilibre et troubles moteurs, paragraphe 1.7.4.

(14) La description de l'accompagnement en Technique Alexander d'une personne atteinte de la maladie de Parkinson et témoignage de celle-ci.


Enseignement, voir :

(15) Le site de l'école maternelle et primaire de Sue Merry à Londres basée sur la Technique Alexander.

(16) La vidéo sur l'école maternelle et primaire de Sue Merry à Londres basée sur la Technique Alexander.

(17) La présentation par l'Université de Columbia à New York, de l'intervenant Theodore Dimon, professeur de Technique Alexander, et de son enseignement dispensé au sein de l'université.


Gestion de la douleur, voir :

(18) L'étude de 2012 sur les effets de cette technique sur la douleur, réalisée à l’hôpital St. Michael à Bristol, Angleterre, sur des patients du centre anti-douleur.